Programme

Vendredi 17 juillet

Ouverture & immersion

Voir sans regarder — balade street photo dans Tours

Balade 16h – 19h

avec Miaous B

On commence souvent par se demander quoi photographier. Miaous B vous propose une autre question : comment regarder ? Pendant trois heures, elle guide un petit groupe dans les rues du centre historique de Tours, du parvis de la gare jusqu’aux venelles du Vieux-Tours, en passant par les quais de la Loire.


L’atelier n’est pas un cours technique. C’est une invitation à ralentir, à désapprendre le regard utilitaire que la ville nous impose, à s’autoriser l’arrêt et la digression. Miaous B parle de discrétion, de lumière disponible, de la relation au sujet humain — et surtout de l’instinct, cette chose qu’on ne peut pas enseigner mais qu’on peut apprivoiser ensemble en marchant.


La fin d’après-midi, avec sa lumière dorée et contrastée, est choisie délibérément : c’est l’heure où la ville se transforme, où les ombres s’allongent et où les gens sortent. Tout appareil est accepté, du reflex au smartphone.

12 participants max

Gratuit Inscription obligatoire

Départ : parvis de la gare de Tours

Vernissage participatif — le mur de la ville

Atelier 20h – 23h30

avec le collectif Blackhat

Pour ouvrir le festival, le collectif Blackhat a imaginé un vernissage à l’envers. Plutôt qu’exposer leurs propres œuvres dans un espace fermé, ils invitent le public à devenir co-exposants. Chaque visiteur est encouragé à apporter une photographie urbaine personnelle — imprimée ou affichée sur téléphone — pour l’intégrer à un grand mur collectif et anonyme installé au cœur du lieu.


Le mur ne distingue pas le professionnel de l’amateur. Il juxtapose, il confronte, il crée des dialogues involontaires entre des regards qui ne se seraient jamais rencontrés. Ce qui intéresse Blackhat, c’est précisément cet espace entre les images : ce que les photos disent les unes des autres, et ce qu’elles disent ensemble de la ville que nous habitons.


Le mur restera visible tout le weekend. Il sera complété au fil des arrivées.

Entrée libre

Lieu : Forum de l’exposition

“Voir en couleur est un plaisir pour l’œil mais voir en noir et blanc est un plaisir pour l’âme.” Andri Cauldwell

Samedi 18 juillet

la photographie et le partage

Photographier l’identité — hériter, transmettre, documenter

conférence 11h – 12h30

par Izudin Yusuf

Il y a dans certaines photographies quelque chose qui déborde le cadre — une mémoire, un manque, une appartenance. Pour Izudin Yusuf, la rue n’est pas un décor neutre : elle est traversée par des histoires, des migrations, des héritages culturels qui s’inscrivent dans les façades, les gestes, les regards des passants.


Dans cette conférence, il revient sur sa pratique et sur la question qui l’habite depuis le début : comment la photographie peut-elle être un acte de transmission ? Comment photographier ce qu’on a reçu sans le trahir ? À travers une sélection d’images issues de ses différentes séries, il parle de double culture, de quartiers qu’on traverse sans voir, d’espaces urbains comme archives involontaires d’une histoire collective.
La présentation est suivie d’un temps d’échange avec le public. Pas de questions prédéfinies : la conversation se construit ensemble.

Entrée libre, venir 10min en avance

Lieu : Salle de Conférence A

La rue comme studio — construire une image dans le chaos

conférence 16h – 17h

avec xavier B

Comment trouver de la rigueur formelle dans un environnement qui ne coopère pas ? Comment construire une image cohérente quand tout bouge, tout change, tout résiste ?

escalopeviandehache parle de sa méthode de travail en extérieur avec une franchise désarmante : la lecture de la lumière, l’attente parfois longue, la répétition systématique, et les accidents heureux qu’on n’apprend pas à provoquer mais qu’on finit par accueillir.
La conférence est à la fois technique et esthétique. Elle s’appuie sur une analyse d’images commentée en temps réel — pas des success stories, mais aussi des ratés, des approximations, des photos qu’il regrette de ne pas avoir faites différemment. Une heure d’honnêteté radicale sur ce que c’est que travailler dans la rue.

Entrée libre

Lieu : Salle de Conférence B

Projection nocturne — images sur mur

Projection 21h30 – 23h

avec boogie photographer

Pas de salle, pas de musée, pas de cadre blanc. Juste un mur dans la nuit de Tours et des images projetées en plein format — les photographies de boogie photographer, brutes et sans concession, qui racontent des vies en marge des marges, des communautés oubliées dans des villes qui préfèrent regarder ailleurs.
La projection est accompagnée d’une prise de parole informelle : quelques phrases sur chaque image, une anecdote, le contexte d’une série. Pas de micro, pas de scène, pas de distance entre l’artiste et ceux qui regardent. Le format est délibérément brut — une discussion de trottoir, debout, dans la pénombre, avec comme seul éclairage les images elles-mêmes.

Sur inscription

Lieu : Forum de l’expostion

Dimanche 19 juillet

Clôture & transmission

Atelier zine urbain — fabriquer, imprimer, garder

atelier 10h – 13h

avec escalopeviandehache

Un zine, c’est la forme la plus modeste et la plus libre de la publication photographique. Pas besoin d’éditeur, pas besoin de budget, pas besoin d’expertise. Juste des images, une feuille de papier, et l’envie de les mettre dans un ordre qui raconte quelque chose.
L’atelier se déroule sur trois heures. Chaque participant sélectionne des images prises pendant le weekend du festival — ou apporte les siennes sur clé USB ou téléphone — et travaille avec escalopeviandehache à les séquencer, les agencer, les faire dialoguer dans un mini-magazine format A5 de huit pages. Un photocopieur est mis à disposition sur place. Chaque participant repart avec son exemplaire imprimé.
L’atelier est conçu pour tous les niveaux. Ce qui compte, c’est le regard, pas la technique.

Inscription obligatoire, 10 €

10 à 15 participants

Apporter photos sur clé USB ou téléphone

La ville, à qui appartient-elle ?

table ronde 14h – 16H

avec Tous les artistes

Pour clore le festival, les six photographes se retrouvent pour une table ronde autour d’une question qui traverse leurs travaux : qu’est-ce que ça veut dire, photographier l’espace public en 2026 ? À qui appartient le droit de faire des images dans la rue ? Qui regarde et qui est regardé ? Que fait-on des photographies une fois qu’elles existent ?
Ces questions n’ont pas de réponse simple, et la table ronde ne prétend pas en trouver. Ce qui l’intéresse, c’est de confronter des positions différentes — parfois contradictoires — et de laisser le public participer à la conversation. Deux heures ouverte, sans hiérarchie, avant que la ville reprenne ses droits.

Sans inscription

Scène principale

Clôture du festival à 16H30